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La blépharoplastie, c’est avant tout un soin du regard et du bien-être

Le Dr Saja Scherer, Privat-Docent à l’Université de Lausanne et spécialiste FMH en chirurgie plastique, reconstructive et esthétique, nous reçoit pour évoquer les suites post-opératoires de la blépharoplastie. Forte d’une formation internationale — entre l’Allemagne, les États‑Unis et la Corée du Sud — et de recherches menées à Harvard sur la cicatrisation, elle partage avec simplicité et bienveillance ses conseils pour une récupération en douceur.


 
Docteur Scherer, qu’est-ce qui distingue votre approche de la blépharoplastie ?


Dr Scherer : « La blépharoplastie ne consiste pas en une simple excision de la peau autour des yeux. L’étape la plus importante reste l’analyse de l’ensemble des structures péri-orbitaires afin de définir un plan de traitement qui, souvent, ne se limite pas à une blépharoplastie isolée. Je prends en compte, par exemple, l’anatomie du front, la position des sourcils, la forme des yeux, les paupières inférieures, la quantité de graisse péri‑orbitaire, les joues et la mimique du patient. Sur la base de ces éléments, je discute des différentes options pour proposer la solution la plus adaptée et raisonnable. Le choix de l’intervention — ou de la combinaison d’interventions — est individualisé et nous visons un résultat naturel et durable. »

 

 


 
L’opération de blépharoplastie est‑elle douloureuse ?


Dr Scherer : « Selon l’étendue des gestes, nous décidons si l’opération sera effectuée sous anesthésie locale ou sous sédation. Les blépharoplasties supérieures (paupières supérieures) simples sont en général réalisées sous anesthésie locale et sont très bien tolérées par nos patients. Ils sont souvent agréablement surpris de constater à quel point l’intervention se déroule bien, sans douleur, même en restant éveillés. Ils peuvent repartir en bon état après l’intervention, avec des lunettes de soleil, en transport public ou être récupérés en voiture. De simples antalgiques comme le paracétamol (Dafalgan) sont suffisants pendant quelques jours. »
 
À quoi doivent s’attendre les patients dans les premiers jours après l’intervention ?


Dr Scherer : « Il est normal d’avoir des œdèmes et/ou des ecchymoses pendant environ une semaine. Nous proposons un protocole simple mais efficace — dormir la tête légèrement surélevée, utiliser un pansement adapté pour limiter l’œdème la nuit, pratiquer le drainage lymphatique enseigné par notre équipe à réaliser à domicile, appliquer du froid régulièrement, se reposer — qui aide réellement à atténuer ces effets. Les connaissances acquises en recherche m’ont permis d’affiner ces gestes du quotidien qui, mis bout à bout, font une grande différence. Je conseille aussi de conserver les stéristrips en place jusqu’à notre premier contrôle. Ce sont des consignes simples, mais elles contribuent énormément à une bonne cicatrisation. »


 
Et pour le suivi à plus long terme ?


Dr Scherer : « Le suivi est une partie que je prends très à cœur pour rassurer nos patients et suivre l’évolution de la guérison. Selon le type d’intervention, nous voyons les patients à plusieurs reprises durant l’année. Cela me permet d’accompagner chaque étape, de rassurer, d’ajuster les conseils si nécessaire. Je considère ces consultations autant comme des moments d’écoute que d’évaluation médicale. »
 


Quand peut‑on reprendre le travail ou les activités habituelles ?


Dr Scherer : « Assez rapidement, en réalité. Beaucoup de patients reprennent leurs activités normales après cinq jours. Le télétravail peut même être envisagé dès le troisième jour, parfois avec des lunettes de soleil. Le seul véritable impératif est d’éviter le sport pendant une à quatre semaines selon l’intervention, le temps que la cicatrisation et l’œdème soient bien engagés. »


 
Comment aidez‑vous vos patients à traverser la phase de récupération sur le plan esthétique ?


Dr Scherer : « Je comprends que ce soit une période sensible. L’apparence change, il peut y avoir des bleus, un peu de gonflement… C’est normal, mais pas toujours facile à vivre. C’est pourquoi j’explique toujours en détail l’évolution du regard, jour après jour. Les cicatrices sont dissimulées dans les plis naturels et, dès une semaine, le maquillage médical peut aider à camoufler les petites traces. Les résultats se révèlent progressivement, avec souvent une très belle amélioration à partir de la troisième semaine. »
 


Quels signes doivent alerter un patient après l’intervention ?


Dr Scherer : « Les complications sont heureusement rares. Doivent alerter tout ce qui sort de l’ordinaire : une douleur importante malgré les antalgiques, un saignement persistant, une rougeur ou un écoulement, ou encore des troubles visuels. Nous restons très disponibles pour nos patients afin qu’ils se sentent accompagnés à chaque étape. »


 
Vous obtenez souvent des résultats très naturels. Comment l’expliquez‑vous ?


Dr Scherer : « Pour moi, l’essentiel est de respecter l’expression du visage. Mon but n’est pas de transformer, mais d’alléger, de redonner de la fraîcheur sans changer l’identité du regard. L’analyse du visage, des proportions, de la mimique, ainsi que les souhaits du patient nous guident vers le traitement le plus adapté pour obtenir un résultat naturel. Chaque visage a son propre équilibre, et c’est ce que j’essaie de préserver avec beaucoup de respect et de mesure.
Pour la blépharoplastie supérieure simple, techniquement, le plus important est le choix de l’étendue de la résection de l’excès de peau et le positionnement de la cicatrice. »
 


Avez‑vous des conseils pour favoriser une belle cicatrisation ?


Dr Scherer : « En général, la cicatrisation autour des yeux est quasi invisible grâce à la finesse de la peau et au bon choix de la localisation des cicatrices. À part certaines prédispositions génétiques pouvant parfois prolonger les hématomes, les œdèmes ou influencer la tolérance aux fils de suture, les patients peuvent favoriser la guérison par des mesures simples : suivre les conseils post‑opératoires, éviter le tabac autant que possible, bien s’hydrater, privilégier une alimentation riche en vitamines. La protection solaire est également essentielle les premières semaines. Ces gestes contribuent à la qualité du résultat final. »
 


Que diriez‑vous à une personne qui hésite encore à franchir le pas ?


Dr Scherer : « Je lui dirais de venir en parler, tout simplement. Un premier contact avec notre équipe et des réponses à toutes vos inquiétudes sont essentiels pour pouvoir prendre une décision. Nous prenons le temps de discuter des possibilités adaptées à votre situation globale, qui est plus complexe qu’une simple photo. L’idée, c’est que la décision soit prise en toute confiance, et surtout avec vous, sans précipitation. »
 
 

 



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